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Le Concept de Géomatique
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Le directeur de l’USAID au Burkina Faso, Jim Parys et Gray Tappan de EROS Center aux Etats-Unis ont visité, le mardi 11 juin dernier, l’Institut supérieur d’étude spatiale et des télécommunications (ISESTEL) à Ouagadougou. Rencontre avec l’administration, les étudiants, visite des installations du centre, ont constitué les activités des hôtes d’un jour.

Lorsqu’il terminait ses études de technologies spatiales en 1995 à l’Université du Dakota du Sud aux Etats-Unis, l’actuel directeur de l’Institut supérieur d’étude spatiale et des télécommunications (ISESTEL), Patrice Sanou, bénéficiaire à l’époque d’une bourse de l’USAID s’est posé cette question : comment retourner cette formation au peuple burkinabè ? En réponse à cette préoccupation aussi de l’USAID, l’ISESTEL voit le jour quelques années plus tard à Ouagadougou sous la houlette de l’ancien étudiant du Dakota du Sud. L’USAID, de retour au Burkina Faso après plusieurs années de rupture, est allée le mardi 11 juin 2013 vérifier la réalisation des engagements pris par Patrice Sanou à la fin de sa formation aux Etats-Unis. « Je vous avais promis qu’il y aurait après quelques années, Patrice multiplier par plusieurs. Voyez vous-même, la salle est pleine d’étudiants », a rappelé le directeur de l’ISESTEL, Patrice Sanou à l’arrivée du directeur de l’USAID. Dans son allocution, il a rendu hommage à l’USAID et au gouvernement américain pour leurs engagements au développement des technologies spatiales au Burkina Faso. « En 2001, l’ambassadeur Jimmy Kolker a été le premier à visiter le centre. Il a écrit ceci dans le livre d’or : il est merveilleux de voir les anciens étudiants américains être aussi performants au Burkina avec nos techniques que nous leur avons enseignées », a ajouté le directeur de l’ISESTEL. A l’endroit de Gray Tappan de EROS Center, l’autre hôte du jour, Patrice Sanou n’a pas tari d’éloges : « Grâce à tous tes soutiens, le centre a pu commencer à fonctionner. Les premiers GPS ont été fournis par lui, notre image Tech aussi. Si je suis présent à des rencontres dans le monde entier, que je suis sollicité à travers l’Afrique, c’est parce qu’un jour il a dit d’avoir confiance en moi. Je suis signataire aujourd’hui avec 14 autres experts, de la carte des écosystèmes d’Afrique ». Les étudiants de l’ISESTEL, à travers leur représentante, Djénèba Ouattara, ont souhaité que l’USAID poursuive son soutien à l’institut, par l’octroi de bourses. Les hôtes du jour de l’institut ont été briefés sur les diverses activités qu’il mène en plus de la formation académique. Il s’agit entre autres de l’utilisation des technologies spatiales pour une meilleure gestion de l’environnement, de l’occupation des sols, des catastrophes naturelles, de la transhumance dans plusieurs localités du Burkina Faso.


L’USAID de retour

Le directeur de l’USAID, Jim Parys, qui a pris fonction il y a seulement quelques semaines, a assuré qu’il est important de soutenir le centre car à travers les filières qu’il enseigne, il permet aux jeunes une meilleure compréhension des défis à relever pour le Burkina Faso. « J’ai beaucoup appris en très peu de temps après avoir visité le centre et vu les activités qui s’y mènent. Je suis très impressionné et très heureux que l’USAID ait eu à contribuer dans ce centre par la formation de son directeur aux Etats-Unis », s’est-il réjoui à l’issue de sa visite. Il s’est en outre félicité du retour de l’USAID au « pays des Hommes intègres » après des années d’absence. Pour lui, la structure prévoit œuvrer dans plusieurs secteurs d’activités. Il s’agira du renforcement de la résilience des agriculteurs face au changement climatique, à la confection de vêtements à partir du coton local en passant par des appuis aux secteurs de l’éducation, de la santé et de la production agricole. « Notre retour au Burkina promet, car j’ai été touché par l’efficacité du pays en termes de partenariat pour le développement », a assuré Jim Parys. Quant à Gray Tappan de EROS Center, il a loué l’audace du directeur de l’ISESTEL, ce qui a permis, selon lui, de porter le centre sur des fonts baptismaux dans les années 2000. « Il avait un job mais il a pris le risque de le quitter pour créer de sa propre poche ce centre. Vous voyez à quel niveau il est aujourd’hui, le nombre de jeunes qu’il arrive à former », a-t-il souligné. Le centre forme en effet de nos jours, des spécialistes des systèmes d’information géographique en gestion des conflits et des catastrophes, ressources naturelles, mines, aménagement du terroir, marketing, etc.

Sié Simplice HIEN



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